Critique – Everest

Everest, la montagne aura toujours le dernier mot !

Un casting grandiose, une 3D bluffante, des images sublimes, une histoire tragique. Voilà de quoi est composé Everest. Pendant le tournage du film en 2014, alors que l’équipe du film était au pied de l’Everest, une avalanche a pris la vie de 16 personnes. En tout c’est plus de 200 personnes qui ont trouvé la mort en essayant d’arriver en haut. Ces statistiques ne mentionnent pas le nombre de personnes qui y ont laissé une main à cause d’engelures. Seulement une personne sur trois ne fait pas demi-tour et arrive au sommet. L’Everest n’est pas un lieu pour des amateurs, c’est la première cause des événements tragiques que narre Everest.

La conquête de ses rêves quel qu’en soit le prix

Réalisé par Baltasar Kormákur, Everest raconte l’histoire vraie d’une équipe « Adventure Consultants » qui organise des ascensions sur le toit du monde pour la modique somme de 65 000$. Malheureusement, en 1996, de nombreuses autres équipes souvent composées d’amateurs (entendez par là que presque aucun n’avait eu d’expérience à 8000 m) veulent gravir le sommet au même moment, ce qui entraîne des complications au niveau de l’organisation. Si on ajoute à ça le fait que la montagne connaissait le jour de l’ascension une tempête très violente, vous obtenez un tragique cocktail pour un film « catastrophe ». Si vous y allez avec le même état d’esprit que vous pourriez avoir en regardant Le Jour D’Après ou San Andreas vous risquez d’être déçus. Ici on vous parle d’une histoire vraie, à la conclusion tragique.

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Question casting on se retrouve avec du lourd, voire du très lourd : Jason Clarke (Terminator Genisys) , Josh Browlin (Inherent Vice). La plupart des acteurs du casting sont connus pour leurs rôles plutôt physiques comme Sam Worthington (Cake, Avatar) ou Jake Gyllenhaal (Night Call, Enemy). Le film a été tourné en grande partie au pied de l’Everest, avec quelques autres scènes dans les Alpes à plus de 4000 m. Baltasar Kormákur raconte que certains jours la température était de l’ordre des -30°, de quoi faire comprendre aux comédiens la dangerosité de la montagne. Et pour le coup cela se ressent dans leur jeu !

La montagne ça vous gagne

On peut dégager deux reproches principaux qu’on pourrait faire à Everest. En premier lieu, le nombre de personnages ! Il y en a beaucoup trop, on met du temps à savoir qui est qui, on oublie leurs noms, ce qui nous perd. Surtout qu’avec des températures négatives, ils sont à peu près tous habillés de la même façon, seuls certains ont des combinaisons de couleurs différentes. D’autre part, Everest met beaucoup de temps à démarrer. Alors qu’il commence « in medias res » sur un plan vraiment sublime de l’Everest, on a le droit à un retour en arrière. La phase de préparation est trop longue, trop de détails inutiles sont donnés ce qui ne fait que nous embrouiller un peu plus. Par contre une fois le film lancé, on ne l’arrête plus, la dernière heure est prenante et vraiment émouvante.

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On pourrait reprocher au scénario d’être un peu facile, mais je ne peux que noter le travail d’impartialité qui a été fait, à la manière d’Eastwood dans American Sniper. Everest ne cherche pas à mettre en cause telle ou telle personne mais plutôt à dire « c’est arrivé, chacun a fait ce qu’il pensait juste ».

On en retiendra surtout un film aux images sublimes avec une 3D vraiment bluffante, et un casting vraiment bon !

Critique - Everest
Un film aux images sublimes, avec un très bon casting.
Acteurs
Scénario
Mise en scène
Image et son
On aime bien
  • La 3D
  • L'histoire vraiment émouvante
  • Les images
On aime moins
  • Trop de personnages
  • Le démarrage trop lent
4.0L'avis
Note des lecteurs: (1 Vote)