Critique – Hitman : Agent 47

Découvrez 47, le tueur à gages le plus efficace, dans notre critique du film Hitman : Agent 47.

Dans les années 60, le gouvernement développa sous la tutelle du docteur Litvenko un programme de thérapie génique pour créer l’agent de terrain ultime : des machines biologiques qui ne ressentent rien, aucun sentiment, ni douleur ni peur, aux capacités physiques et mentales décuplées. Mais Litvenko fût assaillit de remords et détruisit ses notes avant de s’évanouir dans la nature. Aujourd’hui les recherches pour remettre la main sur Litvenko semblent aboutir en mettant la main sur sa fille : Katia van Dees. Seul problème ? L’Agent 47, le tueur le plus implacable existant est chargé d’éliminer Katia. Cette dernière est sauvée in-extremis par John Smith… Mais dans le monde de l’ombre, les apparences sont souvent trompeuses…

Hitman : Agent 47 - 47

47 : Control yourself !

Encore un reboot… Raté ?

Hitman : Agent 47 est un (nouveau) reboot de licence, comme nous avons déjà pu le voir avec d’autres films comme Spiderman ou récemment Les 4 Fantastiques (que je ne recommande pas). J’avais déjà peur avec le nom du film, parce que les adaptations cinéma de jeu vidéo sont très souvent des échecs… Je n’en citerai pas tant la liste – et les ratés – est longue. Le premier film Hitman (tiens, du Besson !) était un véritable échec. Il était normal d’aller voir Hitman : Agent 47 en traînant des pieds et je dois avouer malgré moi qu’en partant du postulat « C’est une bouse », forcément, j’ai été surpris.

Hitman : Agent 47 - Katya

Démonter le flingue de 47… Il y en a une qui va passer un sale quart d’heure !

Commençons par mettre les pieds dans le plat : avant de voir Hitmant : Agent 47, oubliez les concepts scientifiques et laissez-vous porter. Même moi qui suis plutôt ouvert d’esprit à ce niveau-là, j’ai trouvé qu’ils ont totalement craqué sur certains points. Un exemple : l’injection de kevlar sous-cutané pour avoir un gilet pare-balles intégré et souple… Bref, passons !

Ensuite, 47 est censé être un tueur à gages froid et méthodique, ne tuant que ses cibles en faisant passer leurs morts pour un accident. Ici, point du tout : il n’hésite pas à massacrer d’une balle toute personne se mettant en travers de sa route. D’accord, il a la classe avec son costume italien qui ne bronchera pas de tout le film alors que 47 en prendra plein les dents ! Son acolyte féminin, Katia (sorte de 47 au féminin) est badasse mais à la profondeur furieusement creuse ! D’ailleurs l’absence d’histoire intéressante est le plus gros problème du film et surtout, arrêtez de vouloir humaniser une machine à tuer avec un scénario aussi bancal !

Les scènes de combats dans Hitman : Agent 47 sont nombreuses, certainement pour empêcher le spectateur de réfléchir au script. Les jeux de caméra sont dégueulasses (aucun autre mot ne me vient à l’esprit), on croirait que les scènes de combat ont été tournées lors de tremblements de terre ! Et je ne parle même pas des effets flash-back, avec l’espèce de contour flouté horrible. J’en avais mal au crâne.

De l’action en continu.

Si l’on met de côté l’aspect licence vidéo-ludique, Hitman : Agent 47 est un film d’action sans autres prétentions que de vous faire passer un bon moment. Servi par un casting qui sauve un peu la mise : Rupert Friend/47 (Homeland), Hanna Ware/Katia (Betrayal), Zachary Quinto/John Smith (Star Trek) ou encore Ciarán Hinds/Litvenko (Game of Thrones), il n’était pas trop difficile de rentrer dans la peau de personnes aussi vides… sauf peut-être pour 47.

Hitman: Agent 47 - John Smith & 47

47 et John en train de se battre. Cette scène résume le film : de l’action et de l’action !

Pour finir, Hitman : Agent 47 est loin d’être aussi catastrophique que je le croyais pour un film combinant les deux handicaps que sont le reboot et la licence jeu vidéo. Hitman : Agent 47 se laisse regarder pour peu que vous laissiez votre cerveau de côté.

Un petit lien vers la fiche allocine du film, parce que cela ne fait pas de mal.

Critique - Hitman : Agent 47
Hitman : Agent 47 n’est pas un reboot complètement raté, mais passe totalement à côté de l’esprit du personnage.
Acteurs
Scénario
Mise en scène
Images et son
On aime bien
  • Ça tire dans tous les sens !
  • La formation brutale de Katia par 47
  • Les bagnoles
On aime moins
  • Des personnages fades
  • Ils ont craqué sur la « génétique »
  • Les scènes de combats incompréhensibles
2.0L'avis
Note des lecteurs: (0 Vote)
  • http://camillelatouche.com/ Camille LATOUCHE

    Un fantastique casting ne permet pas forcèment un grand film. Quinto (Heroes, American Horror Story) qui fait également une apparition dans Hannibal saison 3, Rupert qui est un acteur assez charismatique dans Homeland ne sauvent donc pas ce naufrage. Dommage.