Critique – Non-stop

Critique – Non-stop

Non-stop n’est pas le dernier single de Rihanna, mais bien le dernier film avec Liam Neeson. Vous allez prendre l’avion pour les vacances ? Sachez que se trouve peut être parmi les passagers un gars qui veut tout faire péter pour faire entendre sa raison. Un masque à oxygène tombera peut être à la fin de cette critique, et une bouée de sauvetage ne sera peut-être pas de trop !

Non-Stop affiche

Non-stop est l’union d’un maître Jedi dans le film « Des serpents dans l’avion » (le nanar avec S.L Jackson) jouant à « qui est-ce ? ». Jaume Collet-Serra est aux commandes. Il nous avait déjà proposé des choses sympas comme « Esther » en 2009, ou le plus discutable « Sans identité » avec étonnamment encore Liam Neeson. C’est un réalisateur qui n’amasse pas les foules, mais qui ne reste pas non plus totalement inintéressant.

Non-stop met en scène un agent de sécurité aérienne, joué par notre Qui-Gon Jinn préféré, Liam Neeson. Celui-ci embarque dans un avion pour Londres (6 heures quand même). On apprend également qu’il a des difficultés familiales et peur des décollages (c’est ballot pour un maréchal de l’air …) Malheureusement pour lui un passager a décidé de pourrir la traversée en promettant de tuer un passager toutes les vingt minutes si on ne lui verse pas des billets verts rapidement. Le vol est au milieu de l’Atlantique et ne plus faire demi-tour, c’est un voyage : non-stop !

Non-Stop

Liam Neeson nous a habitué depuis quelques années à ce type de personnage : « Taken 1 et 2 », « Sans identité ». Ce personnage lui correspond. Il est bien dedans et maîtrise l’assurance qu’il faut donner aux personnages, tout en modulant les finesses d’une personnalité plus complexe : famille, espionnage ou mémoire (pour les 3 films cités plus haut). Non-stop nous propose alors une histoire centrée sur un personnage, avec des acteurs secondaire pour alimenter l’intrigue. On y retrouve ici: Julianne Moore (Don Jon, The Big Lebowski), Scoot McNairy (12 Years a Slave, Argo) ou Lupita Nyong’o (12 Years a Slave et Star Wars : episode VII). Sans non-plus (non-stop, vous avez compris le jeu de mot) être retenu pour le festival de Cannes, le groupe d’acteurs reste cohérent.

Non-Stop est aussi un scénario qui nous tient en alerte. Les idées du terroriste et de l’avion restent assez classiques mais font leurs effets. Le dynamisme de Non-Stop étant assuré par la mort toutes le 20 minutes d’un passager, et l’on comprend rapidement qu’on ne s’arrête pas au premier. La musique est oppressante sans non plus être angoissante. Enfin, l’action se passant dans un lieu unique, l’avion, renforce le spectateur à se focaliser sur les actions des acteurs et non le décor. Tous les ingrédients sont là pour faire de Non-Stop un bon thriller.

Il faut néanmoins compter quelques bémols dans Non-Stop. Le premier se trouve au niveau du réalisme de certaines scènes. Sans les spoiler, nous avons du mal à leur donner crédit. Enfin, c’est la fin qui nous laisse une petite déception. Encore une fois, je ne vais pas la dévoiler, elle n’est pas si évidente mais reste dans tous les cas pas assez approfondie, poussée. On aurait espéré autre chose.

Non-Stop

Non-stop est un petit thriller sympathique à regarder. On y retrouve Liam Neeson dans un rôle qui lui convient, sans non plus crever l’écran. On reste en haleine pendant la durée du film par le bon mélange des ingrédients : décor unique, compte à rebours et musique. Non-stop nous laisse quand même septique sur quelques scènes ainsi que sur sa fin.

Je vous propose d’autres critiques sur Non-Stop:

Critique - Non-stop
Non-Stop est un thriller sympathique dont le scénario nous tient assez bien en haleine, malgré une fin quelque peu décevante.
Acteurs
Scénario
Mise en scène
Image et son
On aime bien
  • L'ambiance
  • Liam Neeson dans son personnage
On aime moins
  • La fin
3.4Note Finale
Note des lecteurs: (3 Votes)
    • http://avisdupublic.net Camille LATOUCHE

      Mais où sont passés les bons films avec Liam Neeson ? Ces dernières années, à part The Dark Knight Rises où il fait plus office de figurant, c’est le trou d’air