Critique – Rush

Critique – Rush

20 ans jour pour jour qu’Ayrton Senna, l’un des plus grands pilotes de Formule 1 de tous les temps nous a quittés dans un accident mortel sur le circuit de Saint-Marin. L’occasion de vous parler de l’un des tous bons films récents sur le sujet : Rush. Attention, il s’agit à nouveau d’un film incontournable de Ron Howard (Da Vinci Code, Appollo 13).

Situé pendant l’âge d’or de la Formule 1, Rush retrace le passionnant combat entre deux des plus grands rivaux que l’histoire du sport ait jamais connus : James Hunt, charismatique et flambeur, et Niki Lauda, méthodique et réservé, concourant respectivement pour les illustres écuries McLaren et Ferrari.

Surfant avec excellence sur la vague des biopics (le film est d’ailleurs écrit par le scénariste de The Queen et Frost/Nixon), et récompensé pour cela par deux nominations aux Golden Globes en 2014 (Meilleur Film Dramatique et Meilleur Acteur dans un second rôle pour Daniel Brühl), Rush parvient à maintenir le spectateur en haleine avec un sujet dont il connaît a priori tous les rebondissements, et l’issue. L’image a la couleur chatoyante des années 70, on ressent le frisson de l’avant-course, le stress de l’optimisation de la voiture, la fin du monde lorsque la défaite arrive, l’exultation de la victoire, le frisson du danger à chaque virage, à chaque risque pris pour gagner quelques centièmes de secondes. En bref, on a vraiment envie de savoir ce qui va se passer, et le côté extrêmement réaliste de la mise en scène et des décors renforce l’immersion dans l’histoire. rush_affiche

Deux grands champions, deux manières de vivre la compétition, deux rages de vaincre… et deux acteurs fantastiques pour incarner la légende. La ressemblance entre les acteurs et les pilotes est d’ailleurs parfois troublante. Chris Hemsworth, le tonitruant Thor du film éponyme, joue avec flamboyance un James Hunt brûlant sa vie comme l’asphalte, à coups d’alcool et de femmes, l’adrénaline comme seul moteur. Face à lui et toujours exceptionnel, Daniel Brühl (Le Cinquième Pouvoir, Inglourious Basterds, Good Bye Lenin) livre une performance d’une grande justesse, toute en retenue, et finalement assez puissante, en incarnant le génie de la mécanique frappé par la vie Niki Lauda.Rush-Chris-Hemsworth-Daniel-Bruhl

Le duel de ces deux opposés qui s’attirent fatalement est aussi fascinant que troublant. Les courses n’ont définitivement pas la même saveur sans une némésis, et la bataille d’egos se mêle de manière très réaliste à la bataille des compétiteurs. Aux côtés de ces frères ennemis, Olivia Wilde (la célèbre « 13 » de Dr House, qu’on a pu revoir dans Tron L’héritage) et Alexandra Maria Laria (La Chute) forment des secondes rôles sympathiques dans un film qui reste tout de même 100% testostérone.

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Les amateurs de films de voitures, de poursuites, de sport, et les amateurs de biopics en auront donc pour leur argent avec Rush. Ron Howard démontre une nouvelle fois un talent narratif tout à fait remarquable, ainsi qu’une réelle capacité à dénicher des acteurs qui, au-delà de la seule imitation d’un personnage ayant réellement existé, donnent un souffle quasi épique à son film. A voir absolument.

Critique - Rush
Excellent film sur le monde des courses et incontournable biopic : une vraie réussite
Acteurs
Image et son
Mise en scène
Scénario
On aime
  • Les acteurs
  • La tension dans le scénario et la mise en scène
On aime moins
  • Des seconds rôles un peu plus faibles
3.9Note Finale
Note des lecteurs: (0 Vote)
  • Johan

    J’ai beaucoup aimé ce film, il confirme le talent de Daniel Brühl et dans un second temps montre que Chris Hemsworth réussi à composer un personnage.
    Il y a quelques temps mort mais aucun ennui lors du visionnage du film, les séquences de course sont intéressantes mais au final cela reste un biopic.
    Le fil directeur du film montre la rivalité entre un pilote né et un travailleur acharné.