Critique – La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil

Le film Le chat du rabbin était une superbe adaptation de la BD originale. Du coup, avec une  confiance totale envers le réalisateur Joann Sfar, je me lance sans mal dans La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil dont voici la critique.

Bon j’avoue, la magnifique actrice rousse avec ses jambes interminables y était pour beaucoup dans le visionnage de La dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil… Et pour être sincère avec tout le monde, je ne savais même pas que c’était Joann Sfar qui tenait les rênes. J’ai juste lancé le film pour Freya Mavor… Mais passons. Place à la critique !

la dame dans l'auto cover

 

Freya Mavor… Euh pardon, La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil commence en nous présentant un personnage complètement libéré, les cheveux lâchés au vent, dansant au bord de la mer sur Bang Bang. Puis, d’un coup, on nous présente le même personnage comme son total contraire, une fille sérieuse, pas sûre d’elle et troublée. Ses cheveux sont attachés, son col est serré et sa croix est bien installée autour du cou. Cette fille répète sans cesse qu’elle n’a jamais vu la mer.
Dès l’introduction, le ton est donné et un petit malaise s’installe doucement. Moi qui croyait tomber sur un film un peu comique et un peu barré à cause du titre, je me rend compte que je me suis totalement trompé, mais ce n’est pas pour me déplaire.

la dame libérée

J’en arrive donc au premier point qui m’a beaucoup plu dans ce film. L’ambiance. L’ambiance est juste géniale. J’étais transporté dans ce film grâce à cette B.O. tirée des années soixante, mais pas que. Le film installe une bonne part de mystère présentant notre magnifique héroïne comme quelqu’un d’un peu bizarre. Par exemple, devant le miroir qui se situe dans la salle de bain de son patron, le personnage joue plusieurs rôles. Une femme heureuse qui partira sur un yacht avec son mari idéal, et deux secondes après, elle devient une femme menaçante.
Encore une fois ça renforce le côté mystérieux de ce film et du personnage. Surtout qu’au tout début du film, de nombreux plans rouges présentent le cadavre d’un homme au visage explosé. Les questions se sont donc enchaînées dans mon cerveau, et ce pendant toute la durée de ce long-métrage.

la dame troublée

Autre bon point, la photographie et les cadrages sont parfaitement maîtrisés, surtout quand il s’agit de mettre la belle sous son meilleur jour mais, encore une fois, ça ne se limite pas à mettre Freya Mavor en valeur. L’image aide et renforce ce côté étrange et ce léger malaise qui pèse tout le long du film.

Mais malheureusement le tout est gâché à cause d’un final complètement loupé, amené trop rapidement, et qui casse toute la dimension suspense de ce long-métrage. J’aurai surement préféré rester dans un flou total, ou tout simplement autre chose. Mais ça… Il n’y avait pas plus facile et plus tiré par les cheveux que ce final tordu et sans intérêt. Je sais que le film est un remake d’une adaptation du livre de Japrisot, mais un peu plus de parti pris aurait sans doute été préférable. En tout cas, c’est dommage, parce qu’il suffisait d’un rien pour rendre ce film mémorable. Mais, en fin de compte, La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil est un film moyen mené par une belle actrice, un réalisateur prétentieux, et Benjamin Biolay. Aaaaaaah qu’il articule pas….

En tout cas, La dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil reste une belle expérience grâce à son ambiance maîtrisée, mais son final est plus que décevant. Dommage !

Critique - La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil
Le film nous transporte grâce à son ambiance et son actrice mais le tout est gâché par une fin décevante.
Acteurs
Image et son
Scénario
Ambiance
On aime bien
  • Ambiance de folie
  • La Dame alias Freya Mavor
On aime moins
  • Cette fin qui détruit tout le film en 15 secondes
2.6L'avis
Note des lecteurs: (1 Vote)