Critique – Freeheld

Retour critique de Freeheld, un film de Peter Sollett inspiré de l’histoire vraie d’un couple lesbien au début des années 2000.

Les couples homosexuels ont la côte au cinéma. De plus en plus de réalisateurs se lancent le pari d’explorer la relation entre deux partenaires du même sexe. La vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche avait notamment conquis la critique en 2013 en s’immisçant dans la relation d’Adèle et Emma. Cependant, avec Freeheld, Peter Sollett ne se contente pas de décrire une relation amoureuse. Il reprend un fait d’actualité pour mettre en avant le combat de Laurel et Stacie face à l’administration du New Jersey. Ainsi, Freeheld se place davantage dans la lignée d’Harvey Milk de Gus Van Sant (2008) qui reprenait l’histoire d’Harvey Bernard Milk, un politicien américain militant pour les droits des homosexuels.

Un film basé sur un fait d’actualité et un documentaire

Freeheld reprend l’histoire vraie de Laurel Hester, brillante détective du New Jersey. Par peur de subir la discrimination de ses supérieurs et collègues, Laurel a toujours caché son homosexualité. Elle quitte même l’état du New Jersey lorsqu’elle sort. Un jour, elle fait la rencontre de Stacie, une jeune mécanicienne, et à deux elles filent le parfait amour. Mais Laurel découvre qu’elle est atteinte d’un cancer du poumon en phase terminale. Craignant de voir sa partenaire perdre la maison si elle vient à mourir, Laurel demande au conseil municipal de reconnaître Stacie en lui versant la pension garantie à tous les employés mariés. Cependant, la hiérarchie refuse cette requête malgré la nouvelle loi garantissant aux conjoints de fait les mêmes droits qu’aux personnes mariées. Avec l’aide de son collègue et ami Dane Wells et le soutien d’un groupe de militants pour les droits des gays, Laurel va livrer le dernier combat de sa vie.

Freeheld affiche

Ce fait réel, survenu dans les années 2000, avait déjà fait l’objet d’un documentaire en 2007 par Cynthia Wade. Ce film porte le même nom, plutôt bien choisi. « Freeheld » signifie en effet « pleine propriété ». Pour son long métrage de fiction, Peter Sollett décide de partir de la sphère singulière du couple pour aborder une question plus large, celle des droits des couples homosexuels. L’enjeu du film se situe donc à un niveau supérieur. Cependant, le réalisateur parvient à maintenir une proximité avec les deux femmes si bien qu’en tant que spectateur, nous sommes impliqués dans leur relation et dans leur combat. Nous ne regardons plus les faits comme un simple sujet d’actualité. L’objectivité n’est plus possible et nous pleurons avec elles.

Le casting

Cette émotion est également rendue grâce à l’interprétation formidable de Julianne Moore et d’Ellen Page. Les deux actrices forment un couple plein d’émotion à l’écran. Julianne Moore interprète avec brio cette femme en phase terminale d’un cancer, mais qui continue à se battre pour que sa partenaire bénéficie de sa pension. À côté, Michael Shannon est émouvant dans le rôle du collègue de Laurel. Enfin, Peter Sollett apporte une touche de légèreté – pour ne pas dire d’humour – avec le personnage de Steve Carell, un prêtre juif leader d’un mouvement activiste en faveur des homosexuels.

En résumé, Freeheld est un film plein d’émotion grâce à son sujet et son casting. Pour une autre critique, vous pouvez consulter celle de lapresse.ca ou la Toronto Film Review sur variety.com.

Critique - Freeheld
Freeheld nous touche par son sujet et son casting.
Acteurs
Mise en scène
Scénario
Images et son
On aime bien
  • Le casting
  • Steve Carell en activiste gay
  • La musique
On aime moins
  • Une réalisation un peu trop classique
3.3L'avis
Note des lecteurs: (0 Vote)
  • Marilyne breant

    en même temps c’est deux avis assez différents donc c’est pas mal

  • Laura Istace

    Ahaha oui, je suis à Malte pour le moment et ils ne sont pas très à jour dans leur programmation je crois :p

  • Marilyne breant

    ah bah on l’aura chroniqué ce film là sur AVDP ! 🙂