Critique – Tout en haut du monde

Enfilons nos manteaux et nos plus belles bottes de ski en l’espace d’1h20 pour accompagner la jeune Sasha dans son voyage qui l’emmènera Tout en haut du monde.

Tout en haut du monde nous présente Sasha, une jeune aristocrate russe, qui est en admiration face aux aventures de son grand-père. Malheureusement depuis deux ans maintenant, le grand père de Sasha, Oloukine, est porté disparu ainsi que son bateau, le Davaï. Un bon prétexte pour notre héroïne de délaisser sa vie d’aristocrate et suivre les pas de son grand-père.

Tout en haut du monde Sasha

On commence donc cette aventure dans le monde de l’aristocratie de St Petersbourg. Sasha nous montre qu’elle a soif d’aventure. Ça tombe bien, nous aussi. La première partie, même si elle nous installe l’environnement et les motivations de l’héroïne, s’avère un peu longue et ennuyeuse. En fait, c’est dans cette partie qu’on aperçoit les plus gros soucis, notamment d’animation. Les premiers plans par exemple nous présentent des images fixes de foules où seule la main de Sasha faisant coucou est en mouvement. On peut parler également des déplacements des personnages qui sont simplifiés au maximum. Je pense notamment au passage de Sacha dans le bureau d’Oloukine. Mais ces soucis disparaissent bien vite au profit de l’aventure.
Sasha démarre alors son périple où elle apprendra le goût de la vie, souligné par de beaux thèmes musicaux, notamment celui aux violons.

Tout en haut du monde St Petersbourg

Des images qui font voyager !

Tout en haut du monde commence réellement, et une belle aventure s’offre enfin à nous. Une aventure nous amenant dans des déserts de glace mis en avant par des images sobres et pourtant si somptueuses. On voit alors toute la magie du dessin face à nous. Le blanc de la glace reste pur pour laisser les ombres nous dessiner le décor. Les environnements nous plongent directement dans le froid du Pôle Nord et sont magnifiés par ce travail réalisé sur la lumière. Dans cette partie, l’animation n’est pas en reste puisque, que ce soit pendant les actions ou durant de simples mouvements comme quand Sasha remet en place sa mèche de cheveux, le tout est maîtrisé.
Dommage que les gros plans soient bien trop présents. On aurait aimé voir plus de ce monde de glace.

Tout en haut du monde Pole Nord

L’aventure est agrémentée de personnages hauts en couleurs comme notre héroïne bien sûr, toujours pleine d’espoir, ou la patronne de l’auberge qui se révèle vite attachante. Dommage qu’on ne puisse pas en dire autant de l’équipage du Norge. Larsen par exemple devient rapidement transparent laissant place à son frère un peu plus sévère. Même si d’un côté ça marche puisque le frère de Larsen ne cesse de l’écraser, on aurait aimé un peu plus de moments consacrés à lui.

Le but de Sasha !?

Par contre, on n’arrive pas vraiment à savoir quel est la réelle motivation du personnage principal. Est-ce qu’elle veut juste fuir sa vie d’aristocrate, poser le drapeau sur le Pôle Nord, comme le voulait son grand-père, retrouver son grand-père, ou encore retrouver le Davaï ? Le moment le plus fort de ce Tout en haut du monde arrive peut-être un peu trop tôt.

En tout cas, Tout en haut du monde est un beau voyage qui n’a aucun mal à nous emmener avec lui et l’équipage du Norge. Le tout est en plus souligné par des dessins magnifiques. Merci encore une fois aux studios français pour continuer à faire vivre le monde de l’animation 2D.

Critique - Tout en haut du monde
Tout en haut du monde nous emmène dans un voyage somptueux en compagnie de la jeune Sasha et de l'équipage du Norge. Dommage que l'animation soit inégale et que les motivations de Sasha ne soient pas très claires.
Personnages
Images et son
Scénario
Ambiance
On aime bien
  • Les images
  • La musique
On aime moins
  • L'animation inégale
  • Les motivations de Sasha, pas assez definies
3.6L'avis
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