Critique – The Green Inferno

Critique de The Green Inferno un film d’horreur qui vous glacera le sang. Quand l’ultra gore rencontre un scenario timbre-poste, on obtient un film décousu comme des membres ! Retour sur cette œuvre sanguinaire.

Avant tout, je remercie notre partenaire fournissant le support pour regarder ce film. J’avais entendu parler d’Eli Roth (le réalisateur) en bien, notamment avec sa fameuse saga HOSTEL. J’avais également vu deux films où il a joué : L’homme aux poings de fer et l’excellent Inglourious Basterds de Quentin Taratinul (Lisez donc notre critique des 8 salopards !). Aujourd’hui, je vous donne mon avis sur The Green Inferno un film d’horreur qui possède beaucoup de qualités mais également beaucoup de défauts.

Cynisme ? Masochisme ? Cannibalisme !

Concrètement, le film ne repose pas sur grand-chose. Une étudiante va se faire manipuler de A à Z par le leader d’un groupe d’étudiants activistes qui veulent sauver une forêt. Ils vont se retrouver dans la mélasse sur le chemin du retour en faisant la rencontre d’une tribu de cannibales. Les scènes sont crues et ne laissent aucune place à l’imagination (ou si peu). Les êtres-vivants sont mutilés de long en large tout en étant conscient de ce qui se passe. Perversité quand tu nous tiens. On se demande d’ailleurs comment un réalisateur peut penser et offrir des scènes parfois très douloureuses au téléspectateur. On n’est plus dans la dose d’hémoglobine, on est dans la transfusion pour Lance Armstrong !

Affiche du film The Green Inferno du réalisateur Eli Roth

Prêts à aller dans l’enfer vert ?

Quelques acteurs qui sortent du lot

Malgré son côté voyeur et défourailleur de corps, The Green Inferno m’a laissé un avis positif sur les acteurs. Si certains sont plus froids que le carrelage de mes WC (Matmatah inside), le leader du groupe joue à la perfection son rôle du garçon charismatique et énigmatique. L’actrice principale interprète plutôt intelligemment la jeune fille en crise d’adolescence et affirme son droit à l’existence en mentant à son papa qui est megasuperméga important dans une organisation internationale. Les autres, je pense qu’on peut les oublier.

Que retenir de The Green Inferno ?

C’est un film à voir en ayant bien mangé quelques heures avant ou à jeun tant les scènes sont gores et douloureuses. Le réalisateur est-il allé trop loin comme le propose dans son titre nos confrères d’avoir-alire.com ? On est en droit de se poser la question. Cependant, si on prend un peu de recul et que l’on aime ce genre il est clair que certains apprécieraient. On est tout de même à la limite du malsain et du révulsif.

Conclusion

Un film en demi-teinte. Il y a pas mal de clins d’œil entre le début et la fin du film, je pense notamment aux fourmis et à l’excision. Le film possède son univers et Eli Roth a réussi à lui consacrer un décor intéressant. Cela dit le film ne souffle pas que des bonnes ondes et je le déconseille aux plus jeunes.

Critique - The Green Inferno
Des images bien gores et bien prises sont présentes dans ce film qui soufre d'un scénario en arrière plan.
Scénario
Mise en scène
Images et son
Acteurs
On aime bien
  • L'acteur qui interprète le méchant
  • Les messages politiques
On aime moins
  • Le scénario
  • Les autres acteurs
2.8L'avis
Note des lecteurs: (0 Vote)
  • Fabien

    Salut Camille
    Pour « The green inferno », Eli Roth a voulu se faire plaisir et réaliser un film de cannibalisme comme on en voyait beaucoup dans les années 80. Et je ne sais pas pourquoi mais il est sorti en « direct to video » sans passer par la case cinéma. Et il a été réalisé en 2013 et ça a trainé pour qu’enfin on puisse le voir.
    Sur le coup, je le trouve pas si gore que ça..
    Ou alors, c’est parce que je suis habitué… 🙂
    Si tu veux voir du gore, je te conseille « Grotesque » qui se moque bien justement des films d’Eli (notamment les « Hostel » qui se proclament insoutenables).
    Après, « Green inferno » est sympa. C’est marrant mais on sent vite au début du film qui va survivre.
    Ce que je reproche à ce film, c’est qu’il n’est pas original et il ne m’a pas donné envie de le revoir.
    A bientôt !

    • http://camillelatouche.com/ Camille LATOUCHE

      Salut Fabien,

      Merci pour ton commentaire très bien construit. De mon côté, j’avoue qu’Hostel m’a provoqué moins de malaises que The Green Inferno. Dans TGI, Eli Roth a fait du cannibalisme pour du cannibalisme avec un soupçon de moquerie par rapport aux idées politiques écologistes sur un fond de patriotisme mal venue concernant les peuples non civilisés. Bon, là je m’éloigne un peu. Je déplore la violence trop gratuite et sans intérêt sur la trame du film. Il y a des films gores que j’apprécie car au moins celui suit une certaine logique. Mais là, je n’ai pas adhéré.

      Merci du passage 😉

  • Marilyne breant

    lol « la transfusion pour Lance Armstrong » j’adore