Critique – Babysitting

Critique Babysitting : un projet X à la française!

Sorti en avril dernier, Babysitting est un bon divertissement qui vous fera passer un agréable moment !

affiche de Babysitting

En effet, sorti la même semaine que l’imposant « Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? », les comédies s’enchainent et le face à face Clavier/Jugnot tend vers la rivalité. Mais Babysitting arrive tout de même à se faire une petite place ! Avec un peu plus de 2 millions d’entrées, nos deux réalisateurs en herbe -Philippe Lacheau et Nicolas Benamou- ont fait du bon travail. Même si le scénario de départ semble un poil exagéré, l’humour est bien au rendez-vous.

Effectivement, Babysitting relate l’histoire d’un directeur, Marc Schaudel, qui confie son fils capricieux à l’un de ses employés Franck, pour le week-end. Sauf que le programme ne va pas tout à fait se passer comme prévu. Avertis par un coup de téléphone de la police dès le lendemain matin, Marc et sa femme apprennent la disparition de leur fils ! Leur maison est complètement sens dessus dessous et parmi ce déluge, seule une caméra est retrouvée…

Ce début de scénario un peu grotesque, est camouflé par deux trois scènes riches en gags, ce qui nous fait bien rire. En effet, quelques chutes cocasses au cours de Babysitting viennent raviver le cheminement du scénario avec un humour évitant le ridicule (pour une fois). La fameuse scène du cigare ou celles des poissons en sont les exemples même ! Cependant, une fin un peu trop simpliste est à noter, faisant ainsi un retour immédiat à la comédie française de base.

Philippe Lacheau dans Babysitting

A part cela, Babysitting est une agréable surprise. Elle s’impose comme une bonne comédie grâce à son originalité qui se distingue à travers sa réalisation. Une fois la caméra projetée sur le grand écran de la salle à manger, les protagonistes vont découvrir-en même temps que nous spectateurs- ce qui a bien pu se produire durant ce fameux weekend… La réalisation est majoritairement tournée en found footage « caméra à l’épaule », ce qui fait preuve d’innovation dans le domaine de la comédie. Tout comme dans Black Storm, ici aussi le found footage est exploitée d’une toute autre manière. Cela nous change de son utilisation première, celle dédiée principalement aux films d’horreur (Projet Blair Witch). Nous intégrant au sein du film et nous donnant beaucoup d’entrain, Babysitting évite ainsi la monotonie. Cette technique renforce également comme à son habitude, le réalisme. Coté sons, avec Bang Bang et Side X, la musique ne fait que confirmer la bonne humeur et le côté déluré qu’inspire Babysitting.

Vincent Desagnat dans Babysitting

Côté acteurs, Babysitting rassemble les acolytes de canal + : entre Alice David de « Bref » et la bande à Fifi, la panoplie des comédiens est pour moi au top niveau ! On ressent une complicité les unissant, rendant ainsi leurs jeux bien plus tenus et naturels. Même Enzo Tomasini colle parfaitement à l’image du gamin insupportable. Personnellement, ma petite préférence va pour Philippe Duquesne dans le rôle de l’agent de police complètement niais. Aussi, Vincent Desagnat sort du lot avec le rôle du petit « bobo » parisien. La participation de Grégoire Ludig et David Marsais (le Palmashow) fait également son effet ! Par contre, Gérard Jugnot reste en retrait pour ma part. Un peu dans le « has been », Jugnot a fait son temps et tombe dans le sur-jeu.

En résumé, Babysitting s’affirme comme une bonne comédie avec un bon casting dégageant une joie de vivre qui vous fera passer un bon moment de détente.

Voici, ici, une autre critique de Babysitting.

Critique - Babysitting
Babysitting s'affirme comme une bonne comédie grâce à son humour et à sa mise en scène originale.
scénario
mise en scène
acteurs
image et son
on aime
  • La bande canal +
  • le found footage
  • l'humour délurée
on aime moins
  • Gérard Jugnot
3.3Note Finale
Note des lecteurs: (2 Votes)
    • http://avisdupublic.net Johan

      J’ai beaucoup aimé le scénario, sans trop en faire il nous montre qu’on peut donner dans la comédie de ce genre. Et la tete de Philippe Lacheau vaut le détour (ceci dit on la voit dans la BA).