Critique- Les yeux jaunes des crocodiles

Critique : Les yeux jaunes des crocodiles, l’adaptation du bestseller de Katherine Pancol 

Cécile Telerman se lance dans l’adaptation du roman Les yeux jaunes des crocodiles, et nous plonge dans une comédie dramatique touchante.

affiche les yeux jaunes des crocodiles

Fidèle au livre, Les yeux jaunes des crocodiles relate l’histoire de deux sœurs, Iris et Joséphine, que tout oppose. Pendant que l’une vit aisément dans la capitale et se fait entretenir par son mari, l’autre rencontre des difficultés financières. Lors d’une soirée, Iris en a marre de passer pour la femme inutile et se vante alors d’être en train d’écrire un livre. Mais, prise au piège par son propre mensonge, elle se retrouve dans l’obligation de l’écrire et supplie alors sa sœur de le faire pour elle. Le marché : la gloire et les projecteurs pour Iris, l’ombre mais l’argent pour la cadette. Couverte de dettes et lâchement abandonnée par son mari, Joséphine finit alors par céder. Mais tout ne va pas se passer comme elles l’avaient prévu…

C’est bien connu : se lancer dans une adaptation romancière peut être synonyme de « casse-gueule ». Car nous le savons bien, il est toujours difficile et complexe de mettre en scène les mots des écrivains. Surtout que l’œuvre littéraire est généralement préférée à l’interprétation que lui offre le septième art. De plus, vendu à plus d’un million d’exemplaires, Katherine Pancol et ses yeux jaunes des crocodiles, place la barre assez haute. N’ayant malheureusement pas lu Les yeux jaunes des crocodiles, je ne peux donner mon avis sur l’adaptation du roman. Mais voici un petit avant-goût du film en lui-même.

les yeux jaunes des crocodiles 1

Si la mise en scène trempe légèrement dans certains clichés (rencontre en se heurtant les bras remplis de livres), les acteurs -eux- sont plutôt convaincants. Dans Les yeux jaunes des crocodiles, c’est la talentueuse Julie Depardieu (tel père, telle fille) qui nous dévoile une Joséphine discrète, naïve à qui la vie n’a jamais souri. Trompée par son mari, détestée par sa fille ainée et rabaissée plus bas que terre par sa propre mère, le personnage de Joséphine nous touche par ce sang froid et ce calme que possède Julie Depardieu à tout moment. Sous ses airs de niaise et de « bonne poire », son don pour l’écriture lui donnera un brin de confiance en elle. Ses principes la sauveront également d’une famille où l’argent s’est approprié la place de l’amour.

Si la cadette reste plutôt effacée, l’ainée ne vit que par son égocentrisme et l’intention que l’on lui porte. Iris ne vit et n’aime que pour l’argent et le paraitre. Sous une beauté ravageuse, c’est Emmanuelle Béart qui remplit à merveille le rôle de la belle bourgeoise qui ne sait rien faire de ses dix doigts. Mais son rôle ne s’arrête pas là. Derrière cette vie de luxe, se cache à profond mal être que s’approprie Emmanuelle Béart avec beaucoup de talent. Concernant les seconds rôles, Patrick Bruel (Le Prénom) s’impose de plus en plus dans le monde du cinéma. Interprétant le mari d’Iris, il se dégage de ses acolytes de tournage, de par son altruisme et sa sagesse. A noter également la belle Alice Isaaz (Fiston, La crème de la crème), dans le rôle de la fille ainée de Joséphine qui se démarque par son jeu d’adolescente ignoble et tête à claques.

Les yeux jaunes des crocodiles valse entre différentes histoires, différents personnages ce qui font toute la richesse du scénario et le charme du film. Mais la réalisatrice se base principalement sur le contraste des deux sœurs donnant malheureusement une impression de trop délaisser les histoires parallèles. En somme, Les yeux jaunes des crocodiles s’affirme comme une comédie dramatique plutôt réussie où valeurs morales et sentimentales prennent tout leur sens.

Ici et ici, deux autres critiques du film Les yeux jaunes des crocodiles.

Critique- Les yeux jaunes des crocodiles
Les yeux jaunes des crocodiles, un film à voir pour le casting très convainquant.
scénario
mise en scène
acteurs
image et son
On aime
  • Le duo Béart/Depardieu
  • Patrick Bruel
On aime moins
  • Les histoires parallèles négligées
  • Les clichés
3.3Note Finale
Note des lecteurs: (0 Vote)