Test – Far Cry Primal

Libérez le chasseur qui est en vous ! Notre test de Far Cry Primal arrive enfin sur Avisdupublic.net !

10 000 ans avant J.C. sur les terres d’Oros. Takkar est le dernier survivant d’un groupe parti chasser le mammouth et attaqué par un tigre à dents de sabre. Obligé de fuir et aux portes de la mort, il devra lutter pour que son peuple recouvre la liberté et échappe aux tribus cannibales… Bienvenue dans Far Cry Primal.

Far Cry Primal Cover

Far Cry Primal : soyez brutal !

Enoooorme changement de situation : après un épisode quelque peu décevant avec Far Cry 4, Ubisoft pond un nouveau bébé mais change radicalement le cadre de l’histoire. Nous quittons l’ère moderne pour ce voyage dans la préhistoire. Surprenant choix de la part des éditeurs car à mon souvenir, c’est une période très peu utilisée dans les jeux vidéos et encore moins dans un FPS. Mais si je me souviens bien, FarCry 4 ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable en faisant office de version 3.5… Lorsque j’ai vu le trailer du jeu, mon intérêt fût fortement piqué : peu d’armes, un environnement hostile et la promesse de corps-à-corps des plus brutaux. Alors, quel est le verdict ?

Je vais commencer par les moteurs du jeu, le graphique et le physique : pas de changement majeur, FarCry Primal est toujours sublime. Les environnements vont de la grotte jusqu’aux plaines de toundra en passant par les forêts obscures. Il y a malheureusement quelques bugs d’affichage et de collision entre les éléments mais cela reste dans les erreurs « classiques » de ces jeux. Le moteur physique est plutôt bien pensé et il faudra jouer avec la « gravité » pour que vos flèches et vos javelines blessent (et tuent) à distance. L’environnement préhistorique offre également de nombreuses cachettes si vous désirez vous la jouer infiltration.

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Réveil difficile dans 5… 4… 3…

Parlons du gameplay maintenant. Difficile de comparer avec les titres précédents de la saga parce que l’univers change radicalement. Le personnage central, Takkar, n’est plus un individu lambda perdu au milieu d’un conflit qui ne le concerne que de loin. Ici, vous luttez pour la survie de votre tribu. Pour vous aider à cette tâche vos fidèles armes que sont la massue, la lance et l’arc sont à votre disposition… Une ambiance surprenante et pourtant ô combien réussie ! Les combats sont donc plus nerveux et vous tremblerez de devoir chasser le tigre à dents de sabre armé de votre seule massue. L’autre changement concerne… le dressage ! Apprenez à dresser les espèces les plus sauvages d’Oros pour vous aider dans votre quête en allant du loup au smilodon en passant par l’ours ou le blaireau. Et pour voyager ? Eh bien montez sur leurs dos ! J’avoue que cette partie m’a bien fait rire, surtout de chasser l’antilope à dos d’ours avec son arc et les papattes du bestiau.

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Mais c’est qui le bon chienchien qui a fait un gros massacre ?

Far Cry Primal : une réussite ? Presque…

Malheureusement, les défauts sont nombreux. Si j’écarte les bugs graphiques, l’IA reste aux fraises et ne présente que peu de défis. Si vous voulez vraiment transpirer, essayez le mode survie : si Takkar meurt, Game Over !

Les quêtes secondaires présentes sont trop répétitives, sans grande variété et l’histoire principale se boucle en une petite vingtaine d’heures – bon, c’est 3 voire 4 fois plus que la majorité des FPS récents mais cela reste léger si le joueur ne s’attarde pas sur la croissance de son village.

Ah, et oubliez le mode multi-joueurs. Ubisoft l’a laissé tomber pour se concentrer sur le gameplay et l’immersion dans l’univers de Far Cry Primal.

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Le chaman fera boire des trucs dégueulasses à Takkar pour avoir des visions… et vous aimerez ça !

La bonne nouvelle, c’est que les personnages secondaires ont chacun une personnalité propre, avec par exemple le chaman qui m’a bien fait délirer à chacune de ses apparitions.

L’évolution du personnage se fait de manière fluide et reste plus ou moins identique aux deux titres précédents – bien que je trouve qu’elle ne soit pas tellement raccord avec l’univers. Pour acquérir de nouvelles compétences, vous allez devoir porter secours aux PNJs importants de l’histoire.

De plus, comme je l’ai dit plus haut, l’arsenal est limité – ce qui est vrai – mais chaque arme peut être enflammée et de nombreux ustensiles annexes sont à votre disposition pour combler cela. Par exemple, votre chouette – qui remplace les jumelles – a la possibilité de larguer des bombes explosives ou d’abeilles pour lutter contre votre adversaire.

Far Cry Primal : le bilan

Alors quel est le mot final ? Far Cry Primal est une réussite et une belle surprise de par son univers. Ubisoft aurait pu pousser davantage le concept mais j’ai ressenti une certaine timidité à bousculer les concepts établis… et c’est dommage. Far Cry Primal n’est certes pas le titre qui va révolutionner le genre mais il vous fournira de bonnes sueurs froides lors de vos chasses dans le monde d’Oros.

Test - Far Cry Primal
Meilleur que son prédécesseur, Far Cry Primal surprend par son univers. Les innovations sont trop timides pour réellement considérer le titre autrement que classique. L’expérience reste toute fois très plaisante, bien que trop facile et rapide.
Gameplay
Graphismes
Sound-design
Ambiance
Durée de vie
On aime bien
  • Le cadre préhistorique
  • Les PNJs
  • Chasser le mammouth à l’arc
On aime moins
  • L’IA trop limitée...
  • L’histoire principale manque de profondeur
  • Quêtes répétitives
3.3L'avis
Note des lecteurs: (1 Vote)
  • Titre : Far Cry Primal
  • Année de sortie : 2016
  • Maison d'édition : UbiSoft
  • Durée de vie : 6 à 20 heures
  • http://camillelatouche.com/ Camille LATOUCHE

    En clair, si je résume, encore une fois un bon FAR CRY mais encore une fois trop court ?