Critique Le cercle des Sorcières – Alliance Nocturne – Diana Pharaoh Francis

Critique Le cercle des Sorcières – Alliance Nocturne par Diana Pharaoh Francis

Dans l’univers SF et Fantasy, il y a les grands noms et ceux qui veulent percer. Aujourd’hui, on vous présente le premier tome de la saga Le Cercle des Sorcières nommé Alliance Nocturne et écrit par Diana Pharaoh Francis

le cercle des sorcières

Installation et contexte

Dès les premières pages lues nous seront directement centrés sur LA protagoniste. Il s’agit de Max, Lame d’Ombre Prime, et liée à Giselle la sorcière principale de son clan, HornGate. Giselle est une sorcière plutôt pacifiste, mais qui n’hésite pas à manipuler les gens pour conserver une situation paisible autour d’elle. Giselle possède de nombreuses Lames D’ombre et de Lances Solaires dont pour les principales Oz, Lance Solaire Prime, Niko et Tyler d’autres Lames d’ombre. Max est une Lame d’ombre impétueuse, qui se sent trahie par sa sorcière autrefois son amie et qui, souvent sans le vouloir, fait son maximum pour foutre les gens en rogne, surtout quand ces derniers pensent lui être supérieurs (et ceci même si c’est le cas).

C’est dans ce contexte que toutes les actions du livre se placent. Max est envoyé en mission d’espionnage par Giselle sur le territoire d’une autre sorcière et c’est là que tout s’envenime, d’autres personnages entrant en scène, comme Alexander ou bien Selange. Pour l’instant l’histoire semble commune, mais ce premier tome du Cercle des Sorcières met clairement le décor en place pour toute la suite de la saga, et nous nous doutons que ces premiers événements ne sont que les prémices des événements qui suivront.

Diana Pharaoh Francis n’a pas fait preuve sur ce tome d’une imagination débordante concernant le scénario, tout est assez prévisible et nous n’avons qu’assez peu de doute sur la tournure que vont prendre les événements. En revanche, nous noterons la richesse des événements, qui sont continus et ne laissent que peu de pauses à Max, comme si elle se faisait harceler par ce genre de situations en permanence. Dans le Cercle des Sorcières nous apprécierons, également un système peu commun au niveau hiérarchique de la magie, avec deux catégories, les êtres de magie Divine (comme Giselle), capable de créer la magie, et des êtres de magie Prodige (comme les Lames d’ombre) qui sont souvent des êtres créés, ou modifiés, par les Divins et qui sont capables d’utiliser la magie.

Les personnages

Il nous faut absolument préciser, dans un but de tempérance, que ce qui vient conforter cette prévisibilité du scénario c’est LE point sur lequel l’auteur insiste, son personnage principal, Max! C’est la jeune femme qui est physiquement l’équivalent d’un guépard (rapide, forte, précise, …), et mentalement complètement dérangée, car alors qu’elle est consciente des situations, elle n’hésitera pas à se mettre en mauvaise position dès qu’elle le pourra, à faire des promesses magiques qu’elle ne peut presque pas tenir, et de plus avec des êtres bien plus puissants qu’elle. Mais Max c’est surtout, humainement, la personne que l’on veut suivre, elle a grand cœur, est prête à tout pour que les choses soient justes, prête à tout pour la survie de ses compagnons, elle possède un courage qui dépasse la témérité, elle rallie à elle toutes les créatures qui ont un minimum besoin de justice, bref c’est la folle dingue de base qui arrivera à contrecarrer les plans, du fait qu’elle est imprévisible et entêtée, à se sortir de tous les guêpiers (parfois avec de l’aide) , et c’est bien comme cela que Diana Pharaoh Francis nous la décrit. Nous ne souhaiterons qu’une chose tout au long du livre c’est voir si elle sera capable de se sortir de la prochaine épreuve à venir. En tant que lecteur, Max on ne la suit pas, on la vit.

D’un autre côté, l’auteur n’oublie pas ses autres personnages, et c’est ce qui apportera la richesse à ce tome et probablement à toute la saga Le cercle des Sorcières. C’est de cette manière que nous apprenons au fur et à mesure que Giselle n’est pas une sorcière comme les autres, et qu’elle laisse à ses liés une autonomie bien supérieure à la normale, sauf pour Max. Nous nous rendrons compte que Giselle et Max c’est un peu comme chien et chat, un coup je fais ce que je peux pour te taquiner parce que je t’apprécie, un coup j’ai juste envie de t’égorger, entre autres de par les agissements passés de Giselle, qui ont souvent encore des conséquences dans le présent du récit.

Niko est un petit plaisantin qui taquine Max en permanence et qui partage sans barrière ses pensées avec elle, alors même que cette dernière est son supérieur, il est son second. C’est un personnage qui possède un rôle de soutien et d’ami.
Enfin Alexander est une Lame d’Ombre que notre protagoniste rencontre lors de sa mission d’espionnage et qui appartient au clan de Selange, leur rencontre va chambouler le quotidien des deux clans, mais surtout celui de Max. Alexander dans ce premier tome bénéficie d’un rôle secondaire, toutefois, nous l’avons précisé, ce tome pose le décor, et nous observons rapidement que le rôle d’Alexander est amené à évoluer de manière assez radicale.

Style et facilité de lecture

D’un point de vue littéraire Diana Pharaoh Francis fait assez fort, le style est simple, sans l’être trop, le livre se lit facilement, et cela aide considérablement à entrer dans l’univers et le scénario qui est pourtant assez ordinaire. Surtout nous aurons l’impression tout au long du livre d’être observateur direct des événements, un peu comme un compagnon qui filmerait les événements mais n’agirait pas à proprement parler. Les pensées de Max sont clairement destinées au lecteur afin de créer un lien direct avec ce dernier. Enfin l’auteur n’hésite pas à décrire assez précisément le ressenti des personnages, mais aussi certaines actions à des moments cruciaux. Le principal reproche que nous pourrons faire vis-à-vis du style de ce tome, mais aussi du Cercle des Sorcières, c’est la description parfois un peu trop crue de certains événements plus intimes, qui sans cacher le fond aurait pu faire l’objet d’une retouche lexicale. Toutefois ce reproche peut facilement s’imputer au caractère impulsif et instinctif de Max, et nous passerons donc assez facilement au-delà de nos sentiments.

Autre point positif pour le Cercle des Sorcières, c’est une saga qui se déroule initialement dans un monde proche du notre et qui nous fera d’autant plus facilement entrer dans celui de Max. L’atout principal de Max c’est qu’elle semble très humaine.

Vous l’aurez compris, si vous appréciez les récits qui mettent en avant leurs personnages, leurs interactions, leurs sentiments, des règles magiques contraignantes, aux contrecoups notables, alors ce livre vous est fortement conseillé. Précisons également que si vous n’accrochez pas à Max, alors n’allez pas trop loin dans votre lecture, car c’est bien elle qui est l’instigatrice, directe ou indirecte des événements (sauf exception) dans tout le tome, et probablement dans la suite du Cercle des Sorcières.

Dans tous les cas ce premier tome étant clairement la mise en place du décor, nous attendons avec impatience de lire les tomes suivants, d’autant plus en voyant la richesse des événements qui ont lieu.

D’autres critiques ici :

http://www.babelio.com/livres/Francis-Le-Cercle-des-Sorcieres-tome-1–Alliance-nocturne/308308/critiques/310078

 http://www.bit-lit.com/t5981-le-cercle-des-sorcieres-tome-1-alliance-nocturne

Critique Le cercle des Sorcières - Alliance Nocturne - Diana Pharaoh Francis
Pourquoi lire Alliance Nocturne du Cercle des Sorcières ?
Personnages
Style
Originalité
On aime bien
  • Max et les épreuves qu'elle surmonte
  • Les personnages très bien décrits
  • Les bonnes idées contexte/environnement
On aime moins
  • Le style un peu direct
  • La prévisibilité des évènements
  • Certains aspects de la magie vus et revus
4.3Note Finale
Note des lecteurs: (2 Votes)
  • Titre : Le Cercle des Sorcières - Alliance Nocturne
  • Année de sortie : 2013
  • Maison d'édition : Panini Books
  • Auteur : Diana Pharaoh FRANCIS
  • Nombre de pages : 400