On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait en s’en allant – Marie Griessinger

On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait en s’en allant est un véritable cri d’amour d’une fille pour son père.

Pour titrer son premier roman, Marie Griessinger s’est inspirée d’une citation de Jacques Prévert :

On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait quand il s’en va.

Ce roman autobiographique est un hymne à la vie et il vient de paraître en format poche aux Éditions Milady, que nous remercions pour leur confiance renouvelée.

Un hommage d’une fille à son père

Parce que son père sombre peu à peu dans les ténèbres, Marie Griessinger évoque avec nostalgie tous les bons moments qu’il lui a offerts, ses souvenirs d’enfance dans les pays où elle grandi, en Amazonie, ou dans le Pacifique. Son père était océanographe, chercheur, il a voyagé dans le monde entier et surtout dans des endroits idylliques, de quoi vivre de bons moments de bonheur.

Jean-Michel sombre dans la nuit, absent à tout. Sa femme lutte avec une force douce et rageuse à ses côtés, s’épuisant à croire que son amour inébranlable pourra faire revivre l’homme qu’il fut. Leur fille assiste impuissante au lent déclin de ce père tant aimé. Comme pour défier le destin, elle convoque à travers un journal où passé et présent s’enchevêtrent, les souvenirs des jours heureux, un bonheur que rien ne pourra effacer. Avec une simplicité et une sincérité bouleversantes, Marie Griessinger exprime dans ce premier roman sobre et émouvant la douleur de toute perte, mais aussi l’amour d’une fille pour son père.

Un premier roman qui résonne tel un hymne à la vie

Loin d’être triste, ce roman autobiographique est une invitation à l’amour, l’amour filial. Il est également une véritable incitation à la vie, au bonheur. Le lecteur est certes touché par ce témoignage, la maladie dégradante, l’impuissance des proches, mais ce qui prime malgré tout, c’est le positivisme, l’absence de pathos. On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait en s’en allant aurait pu être d’une infinie tristesse, mais il ne l’est pas. Bien au contraire, c’est un rempart contre la tristesse. Ce roman est positif et c’est ce qui fait sa force. Opposer à la maladie les souvenirs d’une enfance hors du commun, une enfance singulière et merveilleuse, pour, au bout du compte et quelle que soit l’issue, ne garder que le meilleur. Quant à la plume de Marie Griessinger, elle est agréable et limpide. Son style est fluide. Et son message accessible à tous. Le bonheur est là, à la portée de chacun d’entre nous, il suffit de s’en rendre compte pour le saisir et faire face aux épreuves de la vie, qui ne manqueront pas de nous rattraper.

On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait en s’en allant est un roman à prescrire de toute urgence à tous les pessimistes. Et au fait, il ressemble à quoi le bruit du bonheur ?

On reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait en s'en allant - Marie Griessinger
Parce que son père sombre peu à peu dans les ténèbres, Marie Griessinger évoque avec nostalgie tous les bons moments qu'il lui a offerts, ses souvenirs d'enfance.
Style
Histoire
On aime bien
  • La positive attitude de l'auteure malgré la souffrance.
  • L'absence de pathos.
  • Le style fluide, l'écriture limpide.
On aime moins
  • Le livre est trop court...
3.8L'avis
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