Critique – Marvel’s Agent Carter – Saison 1

Marvel’s Agent Carter est la série phare du moment. Tout droit sortie de l’univers Marvel, ce n’est ni une franche réussite ni un raté complet. Décryptons pourquoi.

Fans de Marvel, l’arrivée d’une nouvelle série ne nous vous a sûrement pas échappé. Marvel’s Agent Carter est directement inspirée du film Captain America: First Avenger. Nous y retrouvons notre héroïne du grand écran qui semble avoir du mal à trouver sa place dans le petit. On revient sur la première saison de Marvel’s Agent Carter et vous donne notre avis !

Après Marvel’s Agent of SHIELD, on le droit a une super Agent Carter !

Contrairement aux restes des personnages de Marvel portés au cinéma : Iron Man, Spider Man, Hulk, Captain America et j’en passe, l’Agent Carter n’est pas issue des comics. A la fin de la Seconde Guerre mondiale et après les aventures que l’on sait de Captain America : First Avenger, Peggy Carter se retrouve marginalisée par son équipe. Travaillant pour le S.S.R., l’ancêtre du S.H.I.E.L.D., elle ne trouve qu’une place de secrétariat au milieu de ses collègues policiers. Howard Stark, père de Tony Stark – Iron Man –, la retrouve et lui demande de le sortir d’un complot d’après-guerre avec le soviétisme montant. L’agent Carter tente alors de concilier son rôle d’agent secret – informatrice et femme célibataire dans une Amérique en plein boom sociétale.

Agent Carter saison 1 poster cover

Ici l’agent Carter, vos papiers s’il vous plait.

Nous l’avions expliqué au moment de la sortie du pilote, la série Agent Carter est une série qui se prête bien au jeu de l’accessibilité du public. Même si il est préférable d’avoir vu Captain America : First Avenger pour bien comprendre les personnages et les enjeux, il n’est pas indispensable de partir avec ce bagage pour profiter de la série.

Peggy Carter incarne la femme active qui, après un grand effort de guerre, ne veut pas tout simplement laisser tomber son pays et ses convictions. Les préjugés sur la place de la femme dans la société à l’époque y sont très bien représentés. Je trouve cette action salutaire de la part de Marvel qui se contente bien souvent d’un scénario classique, fonctionnel pour leur public qui attend surtout du fantastique, mais qui n’aurait pas sa place ici dans une série beaucoup plus « réaliste ».  A mon avis, ce rôle de femme active, ancrée dans ses convictions est très bien montré. Loin de stéréotype classique de la super espionne, le personnage mène un combat non seulement personnel, du fait de la perte de Steve Rogers, mais aussi idéologique.

Pour le reste de l’histoire, Howard Stark est recherché par le S.S.R. après une utilisation terroriste, semble-t-il, de plusieurs de ses inventions. Tel père, tel fils, le personnage Stark père est très proche de celui qu’on connaît du fils, avec une frontière floue entre intérêts personnels, profits, luxure et reconnaissance du génie. L’agent Carter doit alors se transformer en espionne et déjouer le complot pour aider à blanchir Howard Stark, tout en gardant son poste dans son organisation policière, le S.S.R. Bien écrit, le scénario ne cherche pas à nous faire croire à sa culpabilité et se concentre alors plus sur les subtilités disponibles autour de ses actions.

Agent Carter saison 1 poster cover

Caméo de Stan Lee dans Marvel’s Agent Carter saison 1

Quelle identité a cette série ?

Car oui, bien que la série surfe sur une vague plutôt positive autour de l’univers Marvel, Marvel’s Agent Carter manque d’une réelle empreinte propre. La série n’est pas basée sur des comics qui ont été dévorés par des milliers de fans. Cela pose un problème au niveau de la fan-base mais aussi du contenu de la série qui, à l’instar de Marvel’s Agent of SHIELD, manque cruellement de mordant. Les tentatives à répétitions, même plutôt bien faites, de liaisons avec Captain America et la situation géopolitique n’est pas suffisant pour tenir en haleine le spectateur.

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Hayley Atwell en Peggy Carter et Dominic Cooper (Need for Speed) en Howard Stark ont remballé leurs rôles joués dans les longs métrages. Ils sont rejoints par James D’Arcy (Cloud Atlas, Let’s Be Cops, Jupiter Ascending) pour le rôle de majordome Jarvis. Oui, le même Jarvis que Tony Stark utilise comme assistant personnel, et ce n’est bien sûr pas une coïncidence.

Quel avenir pour Peggy Carter ?

La suite de cette série semble dépendre du bon vouloir de Marvel. Avec une audience correcte, sans non plus être extraordinaire, le futur de Marvel’s Agent Carter n’est pas encore assuré. On se demande même si ces épisodes n’ont pas été là pour combler le trou dans la programmation des Marvel’s Agents of SHIELD, ou, si l’on pousse la réflexion plus loin, le retard qu’a la maison des idées par rapport à DC Comics qui cartonne sur le petit écran depuis quelque temps avec des séries comme The Flash ou Arrow. Basé sur une idée plutôt crédible et une volonté de produire autre chose, Marvel’s Agent Carter n’est pas inintéressant à suivre, mais ne retiendra pas notre attention.

Si vous voulez en savoir plus sur Marvel’s Agent Carter, de Marvel, je vous propose les liens suivants :

 http://www.programme-tv.net/news/series-tv/63235-marvel-agent-carter-saison1-on-fait-le-bilan/

http://braindamaged.fr/2015/02/25/agent-carter-excellente-banalite/

Critique - Marvel's Agent Carter - Saison 1
Marvel's Agent Carter est une bonne série sans être une révélation.
Scenario
Image et son
Mise en scène
Acteurs
On aime bien
  • Le ton donné à la série loin des stéréotypes
  • Le scénario qui tient la route
On aime moins
  • Le manque de mordant et d'identité de la série
3.0La note
Note des lecteurs: (2 Votes)
    • http://avisdupublic.net/ Camille LATOUCHE

      Une série qui avait du potentiel, c’est certain. Sans rentrer dans l’univers sexiste du SSR, l’actrice porte la série mais est noyée dans le méandre d’un jeu monocorde de la partie masculine. On peut également reprocher ce manque d’identité, mais on peut également rajouter que la série n’a pas vraiment de fil conducteur. En huit épisodes, on voit plus la succession de mini-aventure d’une femme en manque de reconnaissances qui souffre de l’absence de son protecteur : Captain America