Test – Uncharted 4 : Thief’s End

Il est l’heure de retrouver Nate, ainsi que ses compagnons tel que Sully, et bien sûr Elena dans cette toute nouvelle aventure que nous propose ce quatrième volet de la saga, intitulé Uncharted 4 : Thief’s End.

On ne présente plus la série Uncharted, une série qui a su poser ses marques sur la troisième console de salon de Sony, notamment avec le second épisode qui s’est classé en tant que chef-d’œuvre vidéo-ludique.

Uncharted 4 Cover

Comme beaucoup, dès l’annonce de ce quatrième épisode, j’ai attendu avec impatience ce nouvel épisode, mais avec un petit pincement au cœur. Naughty Dog nous avait annoncé que le troisième opus serait le dernier. Et ça tombait bien puisqu’il clôturait bien la saga. Alors pour ce quatrième jeu, l’attente était longue et les peurs bien présentes.

Nouveau scénario et nouvelle tête

Ce Uncharted 4 : Thief’s End introduit un tout nouveau personnage dont on n’avait jamais entendu parler auparavant dans la série. C’est le frère de notre héros, Nathan Drake. Ce frère nommé Samuel, ou Sam pour les intimes, sort de nulle part. Même si la pilule est dure à passer, on peut quand même féliciter les développeurs pour avoir réussi à incruster ce nouveau personnage de manière crédible. Surtout qu’au final ce personnage est tout aussi attachant que Nathan Drake. Il n’hésitera pas à nous faire sourire en envoyant aux héros des petites vannes bien senties.

Uncharted 4 Sam et Nate

La claque !

La série est surtout connu pour son aspect hollywoodien dans la mise en scène, et pour sa qualité graphique irréprochable depuis le second épisode. Uncharted 4: Thief’s End était donc attendu au tournant pour ce côté surtout que la vidéo de l’E3 envoyait du lourd. On peut s’estimer heureux, puisqu’il n’y a eu aucune tromperie sur la marchandise. On va donc commencer par faire des éloges sur le travail fourni par le studio Naughty Dog. Le travail est fabuleux, puisque chaque recoin est façonné avec talent. Certains décors, comme le passage en Italie, sont par exemple criants de réalisme. On aurait pu avoir peur et tomber sur un univers qui manque de vie comme pour The Order 1886, mais non. En plus d’être magnifique, le décor interagit avec nos actions. Par exemple la végétation bouge sur notre passage, les piliers explosent sous l’impact de nos balles et le souffle des explosions des grenades fait bouger tous les éléments qui se trouvent aux alentours.
Il y a quand même quelques ombres noires au tableau, comme le fait que la première partie du titre est moins réussie graphiquement que la seconde. A partir du chapitre Madagascar, le jeu est beaucoup plus beau, la distance d’affichage est améliorée, etc… Par exemple dans la première partie, les fonds font penser à du low polygone, et l’eau est extrêmement loupée.

Pour moi la claque ne se situe pas dans les graphismes mais bien dans le travail fourni sur les animations. Chaque mouvement, chaque saut, chaque geste est spectaculaire. Je pense qu’on est face aux plus belles animations faites à ce jour dans le monde du jeu vidéo. Rien que ça. Alors je ne vous explique même pas l’effet que ça fait de sauter partout, tout en tirant sur les ennemis et en évitant les balles.

Uncharted 4 Madagascar

Le gameplay

Le gameplay par rapport aux anciens épisodes a grandement été amélioré, puisque pour une fois, on ressent vraiment les dégâts qu’on inflige aux ennemis. En plus chaque arme donne vraiment un ressenti différent. On est enfin face à un TPS digne de ce nom. Par contre, les combats au corps-à-corps sont malheureusement bien moins réussi que dans Uncharted 3 ou dans The Last of Us (par le même studio). C’est moins pêchu, moins spectaculaire, et plus répétitif. Dommage !

Pour ce qui est du spectaculaire, Uncharted 4 : Thief’s End nous offre encore une fois de bien belles scènes d’actions. Par contre, j’ai été un peu déçu par l’introduction du jeu qui peut nous rappeler le tout premier opus. Une poursuite en bateau ennuyante peu réussie. C’est peut-être le plus gros point noir du jeu.
J’attendais beaucoup de l’intro de ce Uncharted 4 puisque, par le passé avec Naughty Dog, on a eu le droit à de belles ouvertures. Comme quand on découvre notre cher Nathan Drake suspendu à un wagon de train, à 10 000 mètres du sol, ou encore cette ouverture ultra cinématographique d’Uncharted 3. Heureusement que la seconde intro de ce Uncharted 4 nous réserve de bien belles surprises.

Uncharted 4 : Thief’s End souffre par contre d’un gros problème de rythme. Ce qui donne plus de crédibilité aux scènes de gunfight mais ce qui casse également le rythme du soft. On passe beaucoup plus de temps à parcourir des environnements en enchaînant escalade, glissades, et séquence en grappin tout en envoyant des vannes à son partenaire qu’à tirer. Ce sont des passages réussis mais bien trop présents, surtout que les moments d’escalades sont rarement hypers captivants. Seules les scènes hyper-scriptées sont plaisantes à parcourir. D’ailleurs on peut dire la même chose pour les gunfights. Les gunfights en environnement un peu plus ouvert sont bien moins réussis que les rares gunfights scriptés de bout en bout comme pour la séquence de l’E3. A cause de ça, on perd énormément le côté épique et Hollywoodien qu’avaient les épisodes 2 & 3.

Uncharted 4 : Thief’s End emprunte beaucoup à son grand frère The Last of Us. Le rythme comme cité plus haut, mais aussi la construction des séquences. On sera par exemple souvent confronté à des déplacements de caisses pour poursuivre l’aventure. L’infiltration de The Last of Us a également fait son entrée dans ce Uncharted 4 : Thief’s End. Sauf qu’ici, on peut en plus s’aider de l’agilité de Drake. Et pour finir, on se retrouve avec une scène quasi copiée-collée de l’extension Left Behind de The Last of Us. Mais sans le génie de Left Behind. Dommage !

Uncharted 4 Sully et Nate

Le multijoueur

En ce qui concerne le mode multijoueur, on est face à un grand pas en arrière. Bien sûr, les améliorations de gameplay obtenues en solo comme sur le ressenti des armes, la fluidité de l’action, et les animations de folie ainsi que la dégradation des environnements sont de retour dans ce mode en ligne mais c’est dans pleins d’autres points que ça se gâte.

Le plus flagrant est le manque de contenu par rapport au troisième épisode. Même si on peut se douter que de nombreuses cartes arriveront plus tard en DLC, on peut quand-même se plaindre d’un manque de modes. Par exemple, il n’y a plus que les modes multijoueurs compétitifs. Adieu le mode coop’ en survie, ou le mode scénario. Ensuite même si on le comprend, vu l’aspect graphique du soft, c’est dommage de ne plus retrouver l’écran partagé. On peut également signaler l’absence de personnalisation de notre propre avatar. Maintenant, nous sommes obligés de sélectionner un personnage de l’histoire. C’est un peu dommage. Heureusement que chacun des persos dispose de plusieurs costumes.
Le dernier point concernant ce manque se reflète dans les cartes. Il y en a 8. C’est plutôt pas mal pour un début, même si deux de plus n’auraient pas été de trop. Le problème ne vient cependant pas du nombre mais plus de leurs ressemblances. Il y a par exemple trois cartes se situant dans un univers de jungle, dont une rappelant nos souvenirs de joueur. La carte s’inspire du tout premier épisode de la saga. Ensuite, il y a deux autres cartes se passant en Italie, et dans le même lieu. On retrouve donc une architecture commune entre les deux cartes. Des niveaux qui font déjà penser au stage Musée qu’on a pu retrouver dans le second et troisième opus. A cela s’ajoutent enfin des niveaux plus originaux, avec un niveau dans la neige, un autre chez le pirate et le dernier à Madagsacar.

Mais leurs ressemblances n’est pas le seul problème. On peut aussi reprocher à ces cartes leurs constructions similaires. Les niveaux auront toujours un format carré et ne disposeront que de peu de verticalité pour laisser gambader nos héros. Encore une fois, si l’on compare cela à Uncharted 3, il y a bien moins d’inventivité. On peut par exemple se rappeler de la carte Yemen. Une carte tout en longueur disposant de deux tours, l’idéal pour y poster des snipers. Encore une fois c’est dommage de voir ce manque de fantaisie dans un jeu de ce genre.

D’autres problèmes se pointent comme le fait d’avoir moins de variété de mouvement pour tuer un ennemi vu qu’on peut dire adieu aux assassinats par derrière ainsi qu’à d’autres actions contextuelles comme quand deux joueurs se retrouvaient face-à-face sur un petit muret.

Bien sur, je n’ai cité que les déceptions par rapport aux autres opus, mais le mode multijoueur remplit quand même son contrat. C’est juste décevant de voir ce grand retour en arrière.

Uncharted 4 Multy

Ce test met en avant les déceptions que procure ce Uncharted 4 : Thief’s End mais il ne faut pas oublier que c’est un très bon jeu qui saura occuper vos prochains jours. On est juste face à un très bon jeu, et non face à une œuvre comme l’ont pu être Uncharted 2 et The Last of Us.

Test - Uncharted 4 : Thief's End
Heureux de retrouver Nathan Drake toujours aussi en forme, mais quelques déceptions font de Uncharted 4 un jeu seulement très bon.
Gameplay
Graphismes
Sound-design
Ambiance
durée de vie
On aime bien
  • La seconde introduction
  • Animation de folie
  • Graphismes
On aime moins
  • On reste sur notre faim
  • Le rythme
  • Multijoueur moins complet
3.9L'avis
Note des lecteurs: (0 Vote)
  • http://camillelatouche.com/ Camille LATOUCHE

    Hello Jérôme,

    Merci pour ce test complet. Pour une fois une note sur UNCHARTED 4 qui n’est pas proche de la perfection. Combien d’heures as-tu joué avant de rédiger ce test ? Pour avoir une petite estimation du temps nécessaire pour voir apparaître les défauts.

    A bientôt

    • Jofart

      J’ai un peu plus d’une partie en solo. J’ai juste voulu refaire les passages épiques… et je me rend compte qu’il n’y a qu’une réellement et c’est la vidéo de l’E3. Tout le reste est beaucoup plus calme. C’est un peu dommage. Donc 15h de jeu pour ma partie de base et 3 ou 4h de plus pour les scènes refaites. Par contre le multy, j’ai autours d’une 30aine d’heure.

      Les défauts je pense qu’ils sautent directement aux yeux une fois qu’on a fini l’aventure. On se dit qu’il manque quelque chose.

      Et sinon Mercii

      PS : le jeu a des défauts mais je pense qu’il ne faut pas le bouder pour autant.