Critique – Le Haut-Royaume, tome 2 : L’Héritier – Pierre Pevel

Pierre Pevel poursuit la trilogie Haut-Royaume avec L’Héritier. Après Le Chevalier, parfois un peu confus, comment ce deuxième volume succède-t-il à son prédécesseur?

Le Haut-Royaume est encore plus mal en point que dans Le Chevalier. Les différends entre les duchés se sont multipliés, les complots augmentent alors que la santé du roi décline et que sa succession est incertaine. De plus une des principales figures du Haut-Royaume, Lorn Askarian, capitaine de la Garde d’Onyx qui vient d’être reformée, est mort.Couverture du tome 2 de la saga Haut-Royaume de Pierre Pevel : L'Héritier

Pierre Pevel a bien planté le décor dans le tome précédent.  Son univers gagne en profondeur, et le brouillon qui se faisait sentir dans Le Chevalier est devenu plus organisé dans ce monde dont la géographie est dévoilée progressivement au lecteur. Il est dommage à ce propos qu’il n’y ait pas de carte de cet univers, comme le font actuellement la plupart des livres d’héroïc-fantasy. Cela aurait pu permettre au lecteur de se repérer plus facilement d’autant plus que les personnages et intrigues voyagent souvent.

Je parlais ci-dessus de brouillon plus organisé, mais ce n’est pas pour autant que Pierre Pevel ne s’éparpille pas encore un peu trop. Certes cela permet d’éviter les temps morts mais il est parfois compliqué de suivre la globalité de l’intrigue et certains détails peuvent passer à la trappe. De plus, bien qu’il n’ait pas de pause, le fil rouge de l’histoire de L’Héritier laisse tout de même une impression de lenteur générale.

Lorn est toujours aussi charismatique bien qu’il reste dans ce personnage un peu cliché du héros qui suit une prophétie et ne parvient pas à échapper à son destin. Il apparaît ainsi encore plus sombre, marqué par davantage d’épreuves que dans le premier tome de Haut-Royaume. Mais celui qui gagne vraiment en intensité dans ce volume est Alan le Bien-Aimé.

Ainsi L’Héritier tient la plupart de ses promesses tout en dévoilant davantage l’univers de la saga. Les coups de théâtre de la fin de ce second volume sont à la hauteur de ceux du Chevalier et incitent fortement à lire la suite.

Critique - Le Haut-Royaume, tome 2 : L'Héritier - Pierre Pevel
Un très bon livre avec quelques bons coups de théâtre mais un peu brouillon par moment.
Intrigue
Personnages
Intérêt
On aime bien
  • Un univers très riche...
  • Un livre très prenant
On aime moins
  • ... mais qui manque de repères (pas de carte par exemple).
  • Encore un peu confus par moment
  • Une impression de lenteur
3.6Note Finale
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