Critique – Le Secret de l’Inventeur, Tome 1 : Rébellion – Andrea Cremer

Avec la sortie de L’Enigme du Magicien, deuxième tome de la saga Le Secret de l’Inventeur d’Andrea Cremer aux éditions Lumen, voici la critique du premier tome : Rébellion.

Andrea Cremer est une romancière américaine vivant dans le Minnesota. Lorsqu’elle n’écrit pas, Andrea Cremer est aussi professeur d’histoire au College Macalester. Sa première trilogie, Nightsade, ayant fait l’unanimité, qu’en est-il de celle du Secret de l’Inventeur ? Critique du premier tome, Rébellion.

Couverture de Rébellion, deuxième tome de Le secret de l'Inventeur d'Andrea Cremer, paru chez Lumen

Un roman uchronique et steampunk

En 1816, dans ce qui serait les Etats-Unis aujourd’hui, l’empire britannique, Britannia, règne en maître incontesté sur la côté Est après avoir remporté la guerre d’indépendance et écrasé l’armée continentale américaine. Mais la rébellion couve toujours, entre autres sous la forme d’une bande de jeunes garçons et filles qui se cachent aux environs de New-York, attendant impatiemment leurs 18 ans pour rejoindre leurs parents dans la résistance.

Depuis les Catacombes, Charlotte, son frère Ashley, le leader du groupe, Jack, Meg et d’autres enfants mènent des expéditions afin de récupérer des déchets métalliques de Britannia afin de les recycler, ce qui leur tient également lieu d’entraînement pour quand viendra l’heure pour eux de participer plus activement à la rébellion.

Bien sûr tout ne se déroule pas comme prévu : lors d’une sortie de Charlotte, elle rencontre Grave, un jeune garçon poursuivi par les machines de l’empire britannique. Ce qui l’oblige à se déguiser en une jeune aristocrate timide pour percer le mystère de ce jeune garçon. Et à accompagner son frère, Jack et Meg dans la ville flottante de New-York.

La rébellion, un symptôme de l’adolescence ?

Evidemment, l’association se fait facilement, les protagonistes principaux de Rébellion ayant entre 16 et 18 ans et attendent de rejoindre leurs parents. Andrea Cremer parvient à se servir de ce passage clé entre l’adolescence et l’âge adulte pour séduire le lecteur et les attacher aux héros. Elle profite d’ailleurs de cette transition pour leur faire « découvrir » les secrets de l’amour…

L’idée du monde du Secret de l’Inventeur est intéressante bien qu’également un peu futuriste. Cependant si le côté purement historique peut être mis de côté au fil de l’histoire, les descriptions qu’Andrea Cremer fait de son univers sont suffisamment parlantes et imagées pour permettre de s’y immerger facilement tout en laissant libre cours à l’imaginaire.

Il est à noter que les premières pages de chapitres sont grisées et permettent d’apercevoir une sorte de filigrane mécanique. C’est une bonne idée de base afin d’augmenter l’immersion du lecteur dans Le Secret de l’Inventeur, mais, pour ma part, j’avoue avoir été un peu déçu par le contraste image/écriture.

Une rébellion ou juste une petite désobéissance ?

Rébellion est un bon roman jeunesse uchronique qui permet de passer de bons moments. Je fus cependant un peu déçu puisqu’il m’a seulement laissé une impression de gigantesque introduction et de ne pas entrer dans le cœur du sujet. Et certains passages sont cousus de fils blancs. Mais peut-être suis-je un peu trop exigeant n’étant plus dans la tranche d’âge la plus ciblée? Et le second tome du Secret de l’Inventeur, L’Enigme du Magicien, devant paraître sous peu, mon impression pourrait bien être revue à la hausse.

En conclusion plus qu’une vraie Rébellion, ce roman annonce plutôt les préparatifs de celle-ci, mais il reste toutefois fort recommandable pour tous les amateurs de steampunk ainsi que pour tous ceux qui souhaitent découvrir ce style.

Pour plus d’informations sur Andrea Cremer, voici son site : http://andreacremer.com/

Critique - Le Secret de l'Inventeur, Tome 1 : Rébellion - Andrea Cremer
Un bon roman pour découvrir ou apprécier le style steampunk malgré quelques approximations.
Style
Personnages
Intrigue
On aime bien
  • L'univers uchronique et steampunk
  • De belles promesses
On aime moins
  • L'impression d'une grande introduction
3.7L'avis
Note des lecteurs: (0 Vote)