Critique Gotham saison 1

Sombre est le passé de Gotham. La pègre et le crime organisé croupissant dans les rues, la prison d’Arkham encore vierge de ses pensionnaires, tel était la ville avant Batman. A votre avis, comment en sommes-nous arrive là? La série Gotham nous apporte la lumière en ces heures sombres.

Batman, personnage crée en 1939 par Bob Kane, reste l’un des héros de comics les plus populaire. Son style va bien au-delà de la simple double vie, il est un symbole, un chevalier noir. Après moultes adaptations cinématographiques comme celle de Nolan, et prochainement de Zack Snyder, personne ne s’était encore risqué au petit écran. Plutôt que de rebooter la saga autour de notre homme chauve-souris, Gotham la série se concentre sur la ville et les personnages avant le Batman. La première saison vient de se terminer, c’est le moment du bilan.

Une ambiance unique est présente à Gotham

Gotham, pour les non connaisseurs, est la ville de Batman. Bien que fictive, elle est souvent assimilée à la ville de New York avec son île centrale qui ressemble à Manhattan. Alors que notre héros est contemporain, la ville reflètera plusieurs facettes dans les différentes adaptations à l’écran. Les films de Tim Burton marqueront les spectateurs par le style sombre et gothique de la ville. Dans la version plus récente de Nolan, Gotham restait très proche de ce que la ville pourrait être aujourd’hui. Si ce point est développé, c’est qu’il a une importance. En effet, l’ambiance de la ville est le moteur de notre héros.

Gordon et Pingouin dans la série Gotham

Dans la série, Gotham est à mi-chemin entre deux époques. Celle d’aujourd’hui et une antérieure, qui correspondrait au années 60-70. Il y un mélange très bien fait entre, par exemple notre technologie actuelle et l’architecture, le mobilier ou les voitures des années folles aux USA. C’est ici sûrement, la grande réussite de la série : l’ambiance. Des goules aux gouttières, mélangées avec des façades noircies de buildings de verre. Des vieilles voitures avec un style vestimentaire contemporain voir avant-gardiste. Sans plus y prêter attention après quelques épisodes, il faut remarquer l’excellent travail de l’équipe artistique.

Un héros n’est pas possible sans vilains

Batman c’est aussi l’Homme Mystère, le Pingouin ou le Joker. Alors que ces personnages sont tous connus dans leurs heures de gloires dans le grand banditisme, nous n’en savons que peu sur leurs passés. Gotham la série nous propose une version de leurs parcours. D’une enfance traumatisée ou une carrière de bandit raté à une place de médecin légiste à la police, vous allez évoluer avec les grands opposants du chevalier noir. A mon avis, plutôt bien répartie dans la série, c’est avant tout dans la construction de ses personnages que nous trouvons l’intérêt de Gotham.

personnages dans  la série TV gotham, saison 1

Au-delà des méchants, c’est aussi sur les futurs alliés de Batman que nous allons nous pencher. Et plus particulièrement le personnage de Gordon. L’officier de police qui aidera le jeune Bruce Wayne après l’assassinat de ses parents, il trouvera une place aux côtés du jeune orphelin dans sa motivation de sauver la ville. Intègre et passionné dans la quête de la vérité et de la justice, il devra jouer sur bien des fronts pour rétablir l’ordre en ville. Joué par Ben McKenzie, sa prestation est bonne et correspond beaucoup plus à la vision du personnage que l’on a dans les films de Nolan que dans ceux de Tim Burton. Il sera ici notre personnage central autour duquel les évènements vont s’articuler. Cela ne sera pas Bruce Wayne mais bien l’inspecteur et la ville qui sera au centre de l’intrigue.

Un bon scénario, oui mais …

Les personnages étant plus ou moins assez définis dans les comics, tout le jeu scénaristique se trouve dans la façon de les amener aux spectateurs. A part le personnage de Fish Mooney, purement fictif pour la série – pourtant bien joué mais n’apportant que le côté féminin dans les méchants, les autres ont bel et bien une origine dans les bandes dessinées. Des manigances, trahisons et autres joyeusetés classiques sont de la partie. Alors que les personnages sont plutôt bien tournés, la majeure critique va se porter sur la longueur de cette première saison. Composée de 22 épisodes, il est très facile de penser que le résultat aurait été tout aussi bon avec moitié moins d’épisodes. A mon avis, il y a une forte envie de développer les personnages et l’atmosphère mais l’on s’y perd aisément dans des enquêtes de polices annexes ou des personnages sans apport réel. Les 5 derniers épisodes sont plus du remplissage qu’autre chose et le dernier de la série donne une sensation de travail bâclé pour clôturer la série en gros Cliffhanger.

Gotham saison 1 est une bonne série pour les amateurs de l’homme chauve-souris ou les séries thriller-policier. Concentré non pas sur Bruce Wayne enfant, elle révélera néanmoins les plus grands vilains de celui-ci. Une très bonne ambiance où se mélangent ancien et nouveau est le gros point fort de cette adaptation. Malheureusement, après nombres d’épisodes sans grand apport, notre intérêt finira par se perdre dans ce scénario étalé sur une tartine trop grande.

Si vous voulez en savoir plus sur la première saison de Gotham, je vous conseille les liens suivants :
http://www.a-suivre.org/usa/gotham-critique-serie
http://www.mcm.fr/gotham-episode-22-un-season-finale-sanglant-la-critique-et-le-bilan-de-la-serie-a407640.html

Critique Gotham saison 1
Gotham est une série policière avant l'age d'or de Batman, sans l'homme chauve-souris.
Acteurs
Scénario
Mise en scène
Image et son
On aime bien
  • L'ambiance de la ville
  • La multitude de personnages
On aime moins
  • La longueur de la série, trop étirée
  • Une série sur Batman... sans Batman?
3.1Note Finale
Note des lecteurs: (3 Votes)
    • http://avisdupublic.net/ Camille LATOUCHE

      Egalement assez d’accord. Pour ma part c’est Camren Bicondova que j’ai du mal à encadrer. Elle ferait par moment mieux de retourner danser car son jeu d’acteur se résume à un sourire béant. En revanche, grosse performance de Robin Lord Taylor et, pour le côté sexy, j’avoue que revoir Morena Baccarin (Homeland) est un régal.

    • Lucile Malargé

      Je suis plutôt d’accord pour l’ensemble, j’avais peur de voir une série policière banale bourrée de fanservice, et finalement ça passe. Un point négatif je trouve, le jeu d’acteur. David Mazouz est pas très convaincant, et la soi-disante apparition de Monsieur J tient de la caricature tellement ça sentait le forcé (pour regonfler l’audimat ?)
      Mais bon, c’est le batverse, je regarderai la saison 2 ^^